Girard : «Un manque de maturité»
René Girard était certes déçu après le nul de Montpellier à Brest (2-2), mais il n'a pas voulu trop en rajouter, préférant féliciter ses joueurs.

Même s'il aurait évidemment aimé que son équipe ne craque pas à Brest, après avoir mené 2-0, René Girard n'a pas voulu accabler ses joueurs après le nul ramené par Montpellier de Bretagne (2-2). «C'est le football. Il faut rester concentré jusqu'au bout, a réagi froidement le coach héraultais. On a de nouveau fait une prestation très intéressante à l'extérieur, alors on est un peu déçu car on aime bien être récompensé de nos efforts, mais il faut payer pour apprendre. Or, si on ne maîtrise pas le jeu, il faut faire les gestes qu'il faut. Offensivement et défensivement. On s'est appuyé sur nos vertus et on va continuer comme ça. On fait une première mi-temps de grande qualité où il n'y a pas eu photo. On mène 2-0, il ne suffit pas de grand chose, on est présent, on ne déjoue pas mais il suffisait de tenir cinq-dix minutes mais ils ont marqué. Ils reviennent sur une erreur individuelle, c'est toujours comme ça, il ne faut pas avoir peur parfois de balancer une grosse tatane et d'attraper un spectateur au 18e étage !»

Sans en rajouter sur ce trou noir d'une demi-heure, Girard a même trouvé des circonstances atténuantes à son équipe. «Le message à la mi-temps était : "On recommence le match". Et on fait un bon quart d'heure, puis par manque de maturité, de maîtrise, on remet cette équipe en course, a regretté le technicien. Avec le public, ça pousse et avec les ballons qui traînent, tout peut arriver, a-t-il poursuivi, avant de conclure sur une note positive à l'intention de ses joueurs. Je reste très fier de mes garçons».
Dupont : «En tirer des leçons»

Côté brestois, bien que le résultat soit tout aussi peu avantageux au classement, c'est à l'inverse la satisfaction qui primait. «C'est un point de gagné, a lâché Alex Dupont, qui a dressé des louanges au passage à son adversaire. On en avait perdu un à Paris la semaine dernière. On est tombé sur une excellente équipe de Montpellier, avec un excellent jeu collectif. Elle ne pardonne aucune erreur. Le mérite est d'autant plus important d'être mené 2-0 à la mi-temps face à une telle équipe et de revenir, on peut tirer un coup de chapeau à mes joueurs». L'entraîneur brestois n'a toutefois trouvé aucune explication à la première période «à sens unique» vécue par les siens. «A la mi-temps, on ne jouait pas sur notre vraie valeur, mais Montpellier y était pour beaucoup, a-t-il estimé. Il y a eu de notre part plus d'engagement, mais il faut en tirer des leçons: à la maison, il faut se faire respecter tout de suite».