Orientation : le Conseil économique, social et environnemental veut « permettre à chaque jeune d’être acteur de son parcours »



Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a rendu public mercredi 11 avril un « avis » sur l’orientation des jeunes en France. Voici ses principales préconisations.

Alors qu’une quinzaine d’universités (sur 70) voient leur fonctionnement perturbé depuis quelques semaines par un mouvement d’opposition à la loi « orientation et réussite des étudiants », le Conseil économique, social et environnemental (CESE) « propose de revoir dans son ensemble le système d’orientation actuel » pour « permettre à chaque jeune d’être acteur de son parcours ». C’est ce qu’il précise dans un communiqué du mercredi 11 avril publié à l’occasion du vote en assemblée générale d’un « avis » sur l’orientation des jeunes en France.

Orientation plus progressive entre la 3e et le bac + 3, développement du mentorat, transparence accrue des algorithmes d’affectation d’Affelnet et Parcoursup, etc. Les préconisations du CESE reposent entre autres sur « les expériences, avis et propositions des citoyens » recueillis ces dernières semaines sur une plateforme de consultation participative en ligne. Ces préconisations veulent « contribuer à répondre aux enjeux de cohésion sociale et de démocratisation en garantissant une solution à chacun basée sur ses aspirations et sur la maîtrise de son parcours ».

Parmi les préconisations du CESE :

Former les jeunes et tous les acteurs du système éducatif à la question des déterminismes sociaux.
Réformer les algorithmes d’affectation Affelnet et Parcoursup pour reposer sur la transparence. En ce qui concerne Parcoursup, le CESE demande un « cadrage national des algorithmes d’affectation dans les différentes filières ».
Engager une nouvelle étape dans la réforme de l’architecture des formations afin de garantir une orientation plus progressive entre la fin de la 3e et le bac + 3.
reconnaître une période d’interruption volontaire de la scolarité à partir de 16 ans consacrées au projet personnel des jeunes. Celles-ci pourraient prendre la forme d’un enseignement au service civique, d’un engagement bénévole dans une association, d’un emploi salarié ou toute autre forme.
Mettre en place le « parcours avenir » dans tous les établissements scolaires en lien avec le projet d’établissement et qu’il bénéficie d’un horaire dédié de la sixième à la terminale.
Développer le mentorat par des salariés d’une entreprise ou d’une association, étudiants, autoentrepreneur, etc.
Mettre en place une attestation « égalité femmes-hommes » dès le collège. Outil de prévention, cette attestation pourrait être le débouché d’un parcours obligatoire de sensibilisation, qui aborderait la question des inégalités femmes-hommes pour déconstruire les « préjugés sexistes ».

Le Monde