La concentration de pollens de bouleaux bat les records de 1993 dans la capitale. Le reste du territoire n'est pas épargné et la saison ne fait que commencer.
Ne rangez pas tout de suite les mouchoirs; malgré le retour de la grisaille après des températures estivales, le pollen, lui, reste bien installé. Après une alerte rouge, le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) annonce que le record de concentration de pollens de bouleaux sur une saison, daté de 1993, a été battu à Paris.

Si ces pollens n'ont jamais été aussi présents dans la capitale, c'est tout le Nord du pays qui est concerné. L'association prévient de risques d'allergie très élevés sur tout le Nord-Est et jusqu'en Auvergne-Rhône-Alpes. Ils passent progressivement à élevé puis moyen sur le quart Sud de l'Hexagone

Le RNSA alerte sur les pollens d'arbres, avec des diffusions de pollens de frênes à l'Est, de charmes dans le Nord et l'Est, ou encore de platanes et de chênes au Sud. Les pollens de graminées, déjà présents, ne devraient se concentrer qu'au début du mois de mai. L'organisation alerte également sur les pics de pollution atmosphérique, qui accroissent les symptômes.

Prévenir en amont
Ces pics d'allergies sont à attribuer à la météo de l'hiver, faite de variations de température et de périodes de grand froid qui ont coupé un temps l'arrivée des pollens.

Hormis les traitements spécialisés, quelques gestes simples permettent de limiter les réactions allergiques: ouvrir ses fenêtres avant et après le coucher du soleil, se rincer les cheveux en fin de journée et éviter l'activité physique en extérieur.

Sabine Tordeux, qui souffre d'allergies, a fait installer chez elle un purificateur d'air dans son appartement; un investissement de 500 euros. L'allergologue Sophie Silcret-Grieu, quant à elle, préconise un traitement en amont:

"Pour les pollens d'arbres, il faudra commencer à peu près en octobre, et le suivre à peu près jusqu'au mois d'avril, pour anticiper et essayer de rendre le corps tolérant à ces pollens."

B.P.