Attentats du 13-Novembre : Trump critique encore la législation française sur les armes



Le président des Etats-Unis a affiché vendredi un soutien sans réserve au puissant lobby américain pro-armes lors de la convention annuelle de la National Rifle Association (NRA), à Dallas.

Le président des États-Unis était annoncé au Congrès annuel de la National Rifle Association, à Dallas (Texas), mais c’est plutôt le candidat Donald Trump qui a pris la parole devant son électorat, vendredi 4 mai. Il a prononcé à cette occasion d’un discours sans nuances en faveur des armes à feu au cours duquel il est notamment revenu sur sa lecture des attentats de Paris, en novembre 2015.

« Paris, France, a les lois les plus dures sur les armes à feu, leur président vient juste de quitter Washington, Emmanuel, un type super. Personne n’a d’armes à Paris. Personne », a assuré Donald Trump. « Et on se souvient tous des plus de cent trente personnes [tuées], sans parler du nombre incroyable de personnes horriblement, horriblement blessées ». « Ils parlent toujours des cent trente qui sont mortes, mais jamais de deux cent cinquante qui ont d’horribles, horribles blessures. Ils n’en parlent jamais », a-t-il affirmé.

« Boum. Viens là, boum. »

« Mais elles sont mortes dans un restaurant et dans d’autres endroits aux alentours. Ils ont été brutalement tués par un petit groupe de terroristes, qui avaient des armes », a-t-il ajouté. « Ils ont pris leur temps et les ont tués un par un », a continué le président des États-Unis en mimant la scène, utilisant sa main droite comme un pistolet : « Boum. Viens là, boum. Viens là, boum ». « Mais si un employé, ou juste un client avait eu une arme, ou si l’un de vous dans l’assistance avait été là avec une arme pointée dans la direction opposée, les terroristes auraient fui ou se seraient fait tirer dessus, et ça aurait été une tout autre histoire », a-t-il affirmé, « pas vrai ? ».

Donald Trump avait répété presque mot pour mot le même argumentaire juste après les attentats, en novembre 2015, cinq mois après avoir fait son entrée en politique. Comme à Dallas, vendredi, il avait déjà mis en parallèle les morts de Paris avec ceux causés par les violences à Chicago (Illinois), après avoir dénoncé la législation restrictive en vigueur dans cet Etat. Alors simple citoyen, il avait réagi de la même manière aux attentats visant l’hebdomadaire Charlie Hebdo et le magasin Hyper Casher, en janvier 2015. « Si les personnes si violemment abattues à Paris avaient eu des fusils, au moins elles auraient eu une chance de se défendre », avait-il écrit sur son compte Twitter.

Le Monde