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Coupe du monde 2023 : la désillusion des Bleues, à nouveau refoulées aux portes du dernier carré
L’équipe de France féminine de football a été éliminée aux tirs au but par l’Australie, samedi, à Brisbane (0-0, 6-7 t.a.b.) en quarts de finale du Mondial.
Il y avait un parfum d’irrationnel, une atmosphère quasi mystique autour du quart de finale face à l’Australie, samedi 12 août, à Brisbane. A plusieurs reprises, les Bleues ont pensé que la réussite ferait d’elles ses favorites. Mais ce coquin de sort s’est dérobé à l’ultime moment, tournant le dos aux footballeuses françaises. Eliminées aux tirs au but (0-0, 6-7 t.a.b.), elles subissent l’une des plus grosses déceptions de leur histoire.
Samedi, au Brisbane Stadium, enceinte bâtie sur l’emplacement du premier cimetière de la ville au XIXe siècle, les Bleues enterrent une nouvelle fois leurs illusions de demi-finales mondiales. Elles qui ont livré un match courageux et qui ont eu la victoire à portée de pied. « Le destin a choisi l’Australie. C’est dommage pour nous de rentrer à la maison », résume le sélectionneur français, Hervé Renard, fataliste.
Après 2015 et 2019, l’équipe de France a encore cédé avant le dernier carré. Le nez en vrac à la suite d’un choc avec une adversaire, Eugénie Le Sommer exprime ce vertige d’une défaite à laquelle on ne croit pas : « Je sentais qu’on était capable de gagner, j’y ai cru jusqu’au bout et c’est encore plus difficile de perdre quand on y a tellement cru. »
Au terme d’une rencontre accrochée, d’une prolongation et d’une séance de tirs au but irrespirable, où chaque camp a eu plusieurs balles de match, Cortnee Vine a transformé le septième penalty australien, synonyme de qualification pour le pays hôte et de larmes tricolores. Comme celles de la vice-capitaine Grace Geyoro, très marquée après le match : « Ça fait très mal de perdre à ce stade de la compétition. » Des regrets amplifiés par la sensation d’avoir tout donné. « On s’est battues, on a défendu et on a joué devant toute une nation, mais on est allées jusqu’au bout. Ce groupe-là, je n’ai rien à lui reprocher. »
« Si on gagne, je suis le roi du monde. Ce soir, je ne suis rien »
De l’immense joie à la tristesse incommensurable, il n’y a parfois que quelques centimètres, ceux qui n’ont pas permis à Solène Durand – entrée en jeu spécialement pour les tirs au but à une minute de la fin – d’offrir la victoire aux Bleues sur la sixième tentative décisive de Katrina Gorry.
La troisième gardienne tricolore est passée à un cheveu d’être l’héroïne inattendue de cette rencontre. Elle a repoussé deux tirs au but australiens, dont un arrêt crucial du poing face à Clare Hunt qui avait l’occasion d’envoyer les Matildas en demi-finale. « Cela touche le poteau [sur la cinquième tentative australienne], après on se dit c’est pour nous. Puis Solène en arrête un autre, on se dit à nouveau que ça va être pour nous. Une fois, deux fois, la troisième, ça va au fond pour l’Australie », retrace la capitaine, Wendie Renard.
Le Monde
L’équipe de France féminine de football a été éliminée aux tirs au but par l’Australie, samedi, à Brisbane (0-0, 6-7 t.a.b.) en quarts de finale du Mondial.
Il y avait un parfum d’irrationnel, une atmosphère quasi mystique autour du quart de finale face à l’Australie, samedi 12 août, à Brisbane. A plusieurs reprises, les Bleues ont pensé que la réussite ferait d’elles ses favorites. Mais ce coquin de sort s’est dérobé à l’ultime moment, tournant le dos aux footballeuses françaises. Eliminées aux tirs au but (0-0, 6-7 t.a.b.), elles subissent l’une des plus grosses déceptions de leur histoire.
Samedi, au Brisbane Stadium, enceinte bâtie sur l’emplacement du premier cimetière de la ville au XIXe siècle, les Bleues enterrent une nouvelle fois leurs illusions de demi-finales mondiales. Elles qui ont livré un match courageux et qui ont eu la victoire à portée de pied. « Le destin a choisi l’Australie. C’est dommage pour nous de rentrer à la maison », résume le sélectionneur français, Hervé Renard, fataliste.
Après 2015 et 2019, l’équipe de France a encore cédé avant le dernier carré. Le nez en vrac à la suite d’un choc avec une adversaire, Eugénie Le Sommer exprime ce vertige d’une défaite à laquelle on ne croit pas : « Je sentais qu’on était capable de gagner, j’y ai cru jusqu’au bout et c’est encore plus difficile de perdre quand on y a tellement cru. »
Au terme d’une rencontre accrochée, d’une prolongation et d’une séance de tirs au but irrespirable, où chaque camp a eu plusieurs balles de match, Cortnee Vine a transformé le septième penalty australien, synonyme de qualification pour le pays hôte et de larmes tricolores. Comme celles de la vice-capitaine Grace Geyoro, très marquée après le match : « Ça fait très mal de perdre à ce stade de la compétition. » Des regrets amplifiés par la sensation d’avoir tout donné. « On s’est battues, on a défendu et on a joué devant toute une nation, mais on est allées jusqu’au bout. Ce groupe-là, je n’ai rien à lui reprocher. »
« Si on gagne, je suis le roi du monde. Ce soir, je ne suis rien »
De l’immense joie à la tristesse incommensurable, il n’y a parfois que quelques centimètres, ceux qui n’ont pas permis à Solène Durand – entrée en jeu spécialement pour les tirs au but à une minute de la fin – d’offrir la victoire aux Bleues sur la sixième tentative décisive de Katrina Gorry.
La troisième gardienne tricolore est passée à un cheveu d’être l’héroïne inattendue de cette rencontre. Elle a repoussé deux tirs au but australiens, dont un arrêt crucial du poing face à Clare Hunt qui avait l’occasion d’envoyer les Matildas en demi-finale. « Cela touche le poteau [sur la cinquième tentative australienne], après on se dit c’est pour nous. Puis Solène en arrête un autre, on se dit à nouveau que ça va être pour nous. Une fois, deux fois, la troisième, ça va au fond pour l’Australie », retrace la capitaine, Wendie Renard.
Le Monde
