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Notícias JO de Paris 2024 : les pratiques frauduleuses du secteur du bâtiment mises au jour

Roter.Teufel

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JO de Paris 2024 : les pratiques frauduleuses du secteur du bâtiment mises au jour

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Des peines de prison ferme ont été requises, vendredi, au tribunal de Bobigny, pour plusieurs dirigeants de sociétés poursuivis pour travail dissimulé et emploi de sans-papiers sur le chantier du village olympique de Saint-Denis.

C’était un peu le procès des Jeux olympiques (JO) de Paris 2024, ou plutôt celui des pratiques troubles et frauduleuses du secteur du bâtiment mises au jour à l’occasion d’un des plus grands événements sportifs mondiaux. Dans la soirée du jeudi 19 février, au tribunal de justice de Bobigny, ont pris fin les trois semaines d’audiences au cours desquelles comparaissaient 21 personnes et trois sociétés poursuivies pour travail dissimulé et emploi d’étrangers sans titre sur le chantier du village olympique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Un ensemble de six bâtiments et de 350 logements pour héberger des athlètes du monde entier.

Ce marché de 60 millions d’euros avait été confié à l’une des « dix premières entreprises du secteur du BTP », GCC, qui elle-même a eu recours à des sociétés sous-traitantes. Au bout de cette chaîne sont apparus, à la faveur d’un contrôle mené sur site en mars 2022 par l’inspection du travail – elle avait été alertée par le syndicat CGT –, des travailleurs sans-papiers, maliens pour la plupart.

« Je n’étais pas au courant » ; « Ça ne remonte pas à mon niveau » ; « Je ne vais sur les chantiers qu’une fois par mois »… Devant le tribunal, le directeur de l’agence francilienne de GCC, Alain G., a tenté de convaincre qu’il n’avait pas failli au devoir de vigilance qui lui incombait en tant que donneur d’ordre. Le tribunal l’interrogeait, en particulier, sur le décalage important apparu au cours de l’enquête préliminaire entre le nombre de salariés déclarés par les sous-traitants et le nombre d’ouvriers présents en réalité sur le chantier.

Le Monde
 
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