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Laurent Nuñez dégaine sa loi Ripost, un catalogue de mesures pour créer un double « choc d’autorité et d’efficacité »
Le ministre de l’intérieur a présenté un texte, mardi 24 mars, dont certaines dispositions, comme la suppression de l’enregistrement des personnes retenues dans les locaux des forces de l’ordre, suscitent l’inquiétude du monde judiciaire.
La Place Beauvau ne s’en cache pas : le nom du projet de loi présenté par le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, mercredi en conseil des ministres, « c’est évidemment un peu de com ». Le texte a donc été baptisé Ripost, pour « Réponses immédiates contre les phénomènes troublant l’ordre public et la tranquillité de nos concitoyens ». La clarté de lecture y perd ce qu’y gagne sans doute le marketing d’un acronyme offensif dont le ministre de l’intérieur, interviewé sur TF1 mardi 24 mars, a présenté la philosophie : un choc d’autorité doublé, a-t-il promis, d’un choc d’efficacité.
Si l’objectif est ambitieux, il n’est pas nouveau. Le texte, validé par le Conseil d’Etat et qui devrait être présenté au Parlement à l’automne, reprend d’ailleurs une partie des propositions laissées par Bruno Retailleau, l’ex-locataire de la place Beauvau, à son successeur. Il en va ainsi des dispositions visant à lutter contre l’utilisation de mortiers d’artifice ou de l’extension de la durée d’interdiction de stade pour les supporteurs violents, qui passe de douze à vingt-quatre mois. Pour le reste, se félicite-t-on Place Beauvau, cette énième loi témoigne de la « volonté d’aller réprimer des actes de délinquance qui causent énormément de soucis à nos concitoyens ».
Le Monde
Le ministre de l’intérieur a présenté un texte, mardi 24 mars, dont certaines dispositions, comme la suppression de l’enregistrement des personnes retenues dans les locaux des forces de l’ordre, suscitent l’inquiétude du monde judiciaire.
La Place Beauvau ne s’en cache pas : le nom du projet de loi présenté par le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, mercredi en conseil des ministres, « c’est évidemment un peu de com ». Le texte a donc été baptisé Ripost, pour « Réponses immédiates contre les phénomènes troublant l’ordre public et la tranquillité de nos concitoyens ». La clarté de lecture y perd ce qu’y gagne sans doute le marketing d’un acronyme offensif dont le ministre de l’intérieur, interviewé sur TF1 mardi 24 mars, a présenté la philosophie : un choc d’autorité doublé, a-t-il promis, d’un choc d’efficacité.
Si l’objectif est ambitieux, il n’est pas nouveau. Le texte, validé par le Conseil d’Etat et qui devrait être présenté au Parlement à l’automne, reprend d’ailleurs une partie des propositions laissées par Bruno Retailleau, l’ex-locataire de la place Beauvau, à son successeur. Il en va ainsi des dispositions visant à lutter contre l’utilisation de mortiers d’artifice ou de l’extension de la durée d’interdiction de stade pour les supporteurs violents, qui passe de douze à vingt-quatre mois. Pour le reste, se félicite-t-on Place Beauvau, cette énième loi témoigne de la « volonté d’aller réprimer des actes de délinquance qui causent énormément de soucis à nos concitoyens ».
Le Monde
